Etudes, Recherches et Travaux en cours  

Le livre de François Laplanche
L'article de Pierre Colin
Réédition de l'histoire littéraire du sentiment religieux de Henri Bremond, proche d'Alfred Loisy
François Trémolières Foi mystique et raison critique. Un débat de l’entre-deux guerres (Bremond, Loisy, Bergson, Baruzi)
Alfred Loisy, un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre
Bibliographie
établie par CJT Talar en langue anglaise
Exposition à la Basilique Saint - Raphaël de Fréjus (Var) en 2007: le modernisme
Il y a un siècle, la crise moderniste, Marcel Neusch
Le livre de François Chaubet
Jésus sans Jésus, Seuil, 2008/L’Apocalypse, coffret de 4 DVD, Arte vidéo/ de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur.

By Those Who Knew Them - Par ceux qui les ont connus, Catholic University of America Press, Washington, D.C. 2008 de Harvey Hill, Louis-Pierre Sardella et C.J.T. Talar
Revue de Théologie et de Philosophie: Alfred Loisy au Collège de France
Alfred Loisy: La crise de la foi dans le temps présent
Prelude to the Modernist Crisis
La Censure d'Alfred Loisy (1903) - Les documents des Congrégations de l'Index et du Saint Office

Lamentabili sane exitu 1907 - Les documents préparatoires du Saint office
The Christian Mystery. The relation between Early Christianity and the Pagan Mystery Cults in the thought of Alfred Loisy and Franz Cumont in the context of the Modernist Crisis
Martyr to the Truth - The Autobiography of Joseph Turmel
The Rise of Historical Consciousness among the Christian Churches - Studies in Religion and the Social Order
Religious Modernism in the Low Countries
The Modernist as Philosopher - Selected Writings of Marcel Hébert
Mythos
Dio s-oggetto della storia Loisy, Blondel, Laberthonnière
Joseph Turmel -En soutane, Mémoires



Pour accéder aux ouvrages et à la correspondance passive d'Alfred Loisy, désormais dans le domaine public,
aller sur le site Gallica qui est la bibliothèque numérique de la BNF (http://gallica.bnf.fr/),
et taper simplement Alfred Loisy dans la fenêtre de recherche.


Nouveau !!
Joseph Turmel En soutane, Mémoires

Né à Rennes en 1859 dans une famille pauvre et pieuse, Joseph Turmel est ordonné en 1882. Quatre ans plus tard, il perd la foi, le jour où il constate que les croyances de sa jeunesse "n'émanaient à aucun degré de Dieu et que leur origine était exclusivement humaine" Il continue cependant d'accomplir tous les rites de son ministère. Simultanément, sous quatorze pseudonymes et pendant quatre décennies, l'abbé Turmel élabore une œuvre savante vouée à la ruine des dogmes, à démontrer leur vanité et à présenter les preuves de leurs variations. Démasqué, suspendu, excommunié en novembre 1930, il gardera la soutane jusqu'à sa mort, le 5 février 1943.

En 1935 et 1939, il publie ses Mémoires (Comment j'ai donné congé aux dogmes et Comment l'Eglise romaine m'a donné congé), repris ici en un seul volume.

Dans de nombreux passages de ses Mémoires il fait allusion à Alfred Loisy.

Edition augmentée de textes inédits, de variantes du manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale, de notes et suivie de "Une vie d'Hircocerf" par Hervé Baudru

Présentation et notes de Joseph Calice

Editions des Malassis
En librairie : 11 février 2016
336 pages
23€

Le livre de de François Laplanche, Historien, directeur de recherches honoraires au CNRS, paraît dans la collection l'évolution de l'humanité, fondée par Henri Berr chez Albin Michel. C'est 30 euros et vous ne le regretterez pas.
Cet ouvrage répond à la question souvent posée sur les forums catholiques quand s'exprime un participant protestant qui distille quelques fragments d'exégèse scientifique : "Mais pourquoi donc est-ce que tous s'enflamment ?" .
Il est donc recommandé aux lecteurs catholiques sans formation théologique particulière de le lire en tête à tête avec eux-mêmes...
Recension tirée du blog "Le Pharisien Libéré"
La crise de l'origine
L'histoire et la science catholique des Evangiles au 20ème siècle

"Le modernisme catholique, cette tentative d'adaptation du catholicisme au monde moderne, ne fut-il qu'un "rhume des foins" selon le propos de Jacques Maritain ? Ce livre magistral de François Laplanche démontre le contraire.
Traversant le XXème siècle, les questions radicales d'Alfred Loisy sur la Bible, refoulées par la sévère répression de 1907, continuèrent leur chemin jusqu'aux réponses de Vatican II et même au-delà. L'histoire de cette décrispation, loin de couler comme un fleuve tranquille, connaît tantôt des temps d'arrêt, tantôt des accélérations précipitées. Elle marche au rythme des mouvements ; œcuménique, elle s'inscrit dans les débats entre les différentes sciences sociales, elle s'ouvre à l'interrogation des catholiques sur la place de leur Eglise dans la société contemporaine. Dans l'espace de la France laïque et républicaine, ces forces historiques ont contribué à forger le destin de la " science catholique ". De proche en proche, toute l'histoire du catholicisme français au XXème siècle se voit appelée par le récit de François Laplanche à composer une vaste fresque aux multiples personnages."

Présentation de l'ouvrage par l'éditeur
L'auteur : Historien, François Laplanche est directeur de recherches honoraires au CNRS et l'auteur de nombreux ouvrages sur le christianisme, dont "La Bible entre mythe et critique", XVI-XIXème. Albin Michel 1994.
Recension tirée de la quatrième de couverture de l'ouvrage "La crise de l'origine"





http://www.revue-rsr.com/

Pierre COLIN , Philosophe, Institut catholique de Paris - L'inachèvement de la crise moderniste
Dans le cadre d'une réflexion sur l'expérience de la vérité, l'évocation de la crise moderniste rappelle ou précise des enjeux dont l'acuité explique, pour une part, la convocation du Concile Vatican Il. Sans nier les " avancées salutaires " de ce concile, l'auteur pose en point de départ de sa réflexion la question : Peut-on dire que le concile n'a pas empêché le retour au sein de l'Église catholique d'un " antimodernisme " ? Examinant tour à tour le rapport de la vérité révélée et de la méthodologie scientifique, le problème du pluralisme dans l'Église catholique et le rapport entre dogme et herméneutique, il aboutit à une réflexion sur ce qui constitue aujourd'hui, et constituera de plus en plus, la situation du chrétien par rapport à la vérité de sa propre foi qu'il expérimentera dans un monde interreligieux; ce qui ne peut que confirmer une inévitable tension: " L'expérience effective de la vérité est celle d'une recherche méthodique, mais elle est aussi celle de l'acquiescement à un don. "
Recherches de science religieuse janvier mars 2000 (t88/1)

Réédition de l'histoire littéraire du sentiment religieux
de Henri Bremond,
proche d'Alfred Loisy













http://www.millon.com/collections/
religion/hors/bremondtm.html











La récente édition chez Jérôme Millon (Grenoble, 2006) de l'Histoire littéraire du sentiment religieux, reprenant l'intégrale de l'originale (parue de 1916 à 1933 chez Bloud et Gay, à Paris, d'ailleurs inachevée) en l'augmentant d'inédits et d'études critiques, a attiré l'attention sur son auteur : l'abbé Henri Bremond (1865-1933), une des figures en France de la période moderniste.
Alfred Loisy, dans une déclaration à Jean Baruzi, disait de lui : " il n'a pas été intimement mêlé à la bataille moderniste. Seulement, il est entré dans le service de la Croix-Rouge. Il a ramassé les morts et pansé les blessés. "
Mais ces propos, qui datent de 1926, ne rendent compte que de la part visible d'un engagement qui s'est poursuivi jusqu'à la mort. Loisy l'a lui-même fait connaître en publiant une partie de leur correspondance dans l'émouvant George Tyrrell et Henri Bremond (1936). Ce n'est que bien plus tard qu'Émile Poulat a révélé que Bremond était aussi l'auteur, sous le pseudonyme de Sylvain Leblanc, d'une apologie de Loisy : Un clerc qui n'a pas trahi.
Alfred Loisy d'après ses Mémoires (1931), en en publiant l'édition critique (Rome, 1972). Émile Goichot, le spécialiste incontesté de Bremond malheureusement disparu en 2003, a remarquablement présenté la relation entre les deux hommes dans son Alfred Loisy et ses amis (2002).
On trouvera, dans le recueil posthume de ses études bremondiennes publié par Jérôme Millon en même temps que l'Histoire littéraire : Henri Bremond, historien de la " faim de Dieu ", quelques pages inédites - les seules rescapées d'un projet de biographie trop tôt interrompu - qui retracent la traversée de la crise moderniste par Bremond : sa formation intellectuelle, qui en fit un proche de Blondel (il était originaire d'Aix-en-Provence, où enseignait le philosophe), du baron von Hügel (il fit ses études en Angleterre, ses premières publications notables portent sur le mouvement d'Oxford et le cardinal Newman), surtout de George Tyrrell, jésuite comme lui et comme lui obligé de quitter la Compagnie.
L'attitude de Bremond aux funérailles de Tyrrell, en 1909, lui valut un suspens a divinis et renforça le soupçon de modernisme aux yeux de Rome, malgré sa soumission ; sa Vie de sainte Chantal (Jeanne de Chantal, la fondatrice, aux côtés de François de Sales, de l'ordre de la Visitation), publiée en 1912, fut mise à l'Index l'année suivante et la consultation des archives vaticanes, désormais possible, confirme l'importance de ce grief, qu'avait subodoré le P. Blanchet dans son Histoire d'une mise à l'Index, dès 1967. Le cas de Bremond est marginal dans la crise moderniste, les sanctions qui l'ont frappé ne l'ont pas empêché de poursuivre son œuvre et l'opus magnum, dont les onze volumes ont tous obtenu l'imprimatur, selon les règles ecclésiastiques, s'il s'est heurté à bien des difficultés, n'a jamais été condamné.
Les lettres échangées avec Loisy marquent pourtant la continuité d'inspiration, ainsi que les profondes affinités entre les deux hommes : Loisy parle d'une " philosophie religieuse " commune. C'est à lui que Bremond avoue un " panmysticisme " dont la radicalité ne pouvait s'exprimer dans l'Histoire du sentiment religieux, même s'il a su le rendre recevable sur un autre terrain, celui de la littérature, avec la querelle de la " poésie pure " initiée dans les années vingt, autour de son élection à l'Académie française (il succédait à Mgr Duchesne, une autre des victimes de l'intégrisme romain).
Signalons la tenue d'une journée d'études consacrée à Émile Goichot, le 10 mai 2007, à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, où le Pr Maurilio Guasco (Alessandria, Italie) traitera en particulier de son apport comme historien du modernisme. François Trémolières (université de Paris X Nanterre), maître d'œuvre de la nouvelle édition de l'Histoire littéraire, a plus particulièrement abordé la question des rapports entre Loisy et Bremond dans un colloque récent (Collège international de philosophie, Paris, 2006), dont les actes sont annoncés pour 2007 aux éditions Jérôme Millon, sous le titre Les enjeux philosophiques de la mystique, dir. Dominique de Courcelles. François Tremollières etudes et recherches


http://www.millon.com/collections/
religion/hors/enjeux.html
François Trémolières , Maître de conférences à l'université de Paris Ouest Nanterre la Défense - Foi mystique et raison critique.
Un débat de l'entre-deux guerres (Bremond, Loisy, Bergson, Baruzi).
Jean Baruzi, dans sa thèse sur Saint Jean de la Croix et le problème de l'expérience mystique (1re éd. 1924), après une lecture minutieuse de l'œuvre du grand mystique espagnol (sans doute la première tentative de ce genre de la part d'un philosophe et point de référence obligé encore aujourd'hui pour qui s'intéresse aux " enjeux philosophiques de la mystique "), en vient à définir la foi comme " méthode ", une méthode, écrit-il, " qui consiste à ne jamais accepter les données perceptibles, m'apparussent-elles comme incontestablement surnaturelles ".

Télécharger l'intégralité de l'article

Alfred Loisy
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.



www.wikipedia.org



























Alfred Loisy (né en 1857 à Ambrières (Marne), mort en 1940) était fils de paysans. Sa famille n'était pas d'une piété fervente mais, comme l'enfant était porté sur les études et trop peu robuste pour labourer la terre, elle l'envoya au Collège épiscopal de Saint-Dizier où l'idée lui vint d'entrer au séminaire.
Pareille décision était irréfléchie et le directeur du collège, prêtre et peu suspect d'anticléricalisme, tenta de l'en détourner : pourquoi ne pas passer d'abord le baccalauréat, bien utile si par la suite il changeait d'avis ? Pris peut-être par d'autres soucis, il n'insista pas. Le séminaire le déçut et il songea à se faire moine, mais cette fois-ci un de ses professeurs "fut assez habile pour[l]'y faire renoncer de[lui]-même". Il nous a tracé de ses maîtres des portraits caustiques et savoureux. À l'Institut catholique de Paris, où il entra par la suite, il avança si vite dans l'étude de l'hébreu que le recteur, Mgr d'Hulst, lui confia rapidement un cours ; mais ses idées modernistes lui valurent une révocation en 1893 et on le nomma aumônier dans un couvent chargé de l'éducation des jeunes filles.
Il n'en continua pas moins ses recherches, publiant sous des pseudonymes, mais se trouvant en porte-à-faux de plus en plus prononcé avec les dogmes de l'Église romaine. Tombé gravement malade en 1899, il quitta son aumônerie et crut devoir l'année suivante renoncer par honnêteté à la petite pension que l'archevêché servait aux prêtres infirmes.
C'est alors que des amis le firent nommer à l'École pratique des hautes études, ce qui prenait de court sa hiérarchie : " censurer un enseignement donné en Sorbonne paraissait un coup trop hardi, et l'on n'y pensa pas, au moins sous Léon XIII. "
En 1902 Loisy fit paraître L'Évangile et l'Église, livre par lequel il entendait réfuter L'Essence du Christianisme du théologien protestant Harnack. Le livre fut condamné dans plusieurs diocèses, mais Rome refusait toujours de s'engager.
Enfin l'avènement de Pie X, beaucoup moins diplomate que son prédécesseur, allait rendre la situation intenable. Ayant refusé de souscrire à l'encyclique Pascendi il fut excommunié vitandus, c'est-à-dire qu'il était interdit à tout catholique de lui adresser la parole (1907). L'année suivante il fut nommé professeur au Collège de France où il enseigna jusqu'en 1931. Une opinion de Loisy [modifier] " Le croyant ancien est avant tout un homme qui se confesse, qui se confesse fréquemment, et d'autant plus souvent même qu'il se permet moins les actions que la morale catholique regarde comme des péchés.
C'est un homme qui pratique l'obéissance intellectuelle, admettant en principe tout ce que l'Église enseigne, et acceptant sans examen tout ce qu'il connaît de cet enseignement ; ne discutant ni le sens ni la portée logique de ce qu'il croit ; se considérant dans l'Église comme un disciple qui apprend d'elle ce qu'il doit penser sur tous les grands sujets qui intéressent l'existence, ce qu'il doit faire pour être homme de bien, ce qu'il doit pratiquer pour être chrétien.
C'est un homme dont toute l'activité se trouve ainsi réglée par une autorité extérieure, et qui n'a pas souci de penser par lui-même, qui se croirait coupable de prendre cette hardiesse, qui regarde comme une vertu la timidité intellectuelle. Il se défend de penser sur les questions religieuses, par crainte de penser mal ; il s'instruit de la religion dans les bons livres que lui recommande son directeur, et il n'a pas d'autres idées que celles qui lui sont garanties comme très orthodoxes et très sûres.
Ce type de catholique existe, il ne faut pas le nier. Il n'est pas très répandu, tout au moins ceux qui le réalisent dans la perfection ne sont pas nombreux, quoi qu'on ait fait pour les multiplier. C'est que ce type n'est réalisable qu'au prix d'une abdication contre nature, à laquelle beaucoup résistent comme d'instinct, et que d'autres repoussent consciemment comme une violation de leur personnalité. "

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
www.wikipedia.org








Le détonateur
La crise moderniste ne se comprend pas sans un résumé de l'affaire Loisy dont l'exposé se fera dans l'article dédié à cet auteur. Elle commence comme une mauvaise farce un peu à la façon de celle narrée par Milan Kundera dans Le Malentendu.
Alfred Loisy, ancien professeur d'exégèse à l'Institut Catholique de Paris chassé de sa chaire pour ses idées libérales, voit sa candidature à l'épiscopat soutenue par le prince de Monaco. À la suite d'une tournée européenne de conférences qui donnera lieu à la publication d'un livre, Adolf von Harnack, professeur à l'université de Tübingen, connaît une notoriété qui dépasse le cercle cultivé des lecteurs allemands de théologie.
Sa plaquette Das Wesen des Christentums (1901; traduction anglaise : What is Christianity ? 1901, traduction française L'essence du christianisme, assez mauvaise chez Fischbacher en mai 1902) est un phénomène éditorial : 75 000 exemplaires vendus en 1903 pour 15 langues traduites.

Bibliographie établie par CJT Talar, Prêtre diocésain (Diocèse of Bridgeport), en langue anglaise

Loisy Bibliography

Cette bibliographie contient non seulement des études sur Loisy précisément, mais aussi des livres ou articles qui offrent une perspective sur lui ainsi q'une analyse du modernisme. Elle commence au temps du concile Vatican II, quand il y avait un renouveau d'intérêt pour le modernisme.
Télécharger l'intégralité de la bibliographie


MARIE–JOSEPH LAGRANGE sacerdote 1855 – 1938
A l'occasion de la béatification en cours du P. Lagrange, une série de panneaux dans la Basilique Saint - Raphaël de Fréjus (Var) présentent le religieux, son œuvre et son époque, et donc le " modernisme "

Le modernisme
Le courant scientiste affirme un développement infini des connaissances et un recul définitif de la religion. En Allemagne se développent des méthodes de critique historique et littéraire qui sont appliquées à l'exégèse biblique et conduisent à une critique rationalistes des textes de la Bible.
Un prêtre comme Loisy, professeur à l'Institut catholique, développera ainsi une exégèse coupée de tout lien à la foi et à la tradition de l'Eglise. Il sera excommunié par le pape Pie X. C'est le choc entre les sciences religieuses développées hors de l'Eglise, et l'enseignement traditionnel de la foi que l'on appelle la " crise moderniste "
1

1) Exposition conçue par l'Institut missionnaire et réalisée par le service communication du diocèse de Fréjus-Toulon (2007)

Commentaire des responsables du site : des instituts de recherche universitaire pratiquent aujourd'hui encore en Europe et dans le monde l'exégèse biblique en dehors de l'autorité des Eglises et de leur corpus doctrinal. Le débat reste ouvert sur le statut des sciences religieuses !


MARCEL NEUSCH














Il y a un siècle, la crise moderniste.

En 1907, Pie X, dans l'encyclique Pascendi dominici gregis, condamnait le modernisme, "synthèse de toutes les hérésies". Pendant tout le début du XXe siècle, la crise moderniste va empoisonner la vie de l'Église.

NEUSCH Marcel

Paru le: samedi 29/12/2007 Journal La Croix

Qu'est-ce que le modernisme ?
Le terme, apparu en 1904 sous la plume de journalistes italiens, circulait déjà parmi les théologiens romains. Il visait un ensemble de tendances assez disparates, mais qui avaient en commun de vouloir combler le fossé séparant l'enseignement traditionnel de l'Église et les jeunes sciences nées en dehors d'elle, notamment l'exégèse critique. Le modernisme n'a jamais constitué un mouvement unifié. Il désigne tout au plus une série d'initiatives individuelles, critiques, mais non concertées. Il recevra sa consécration officielle de l'encyclique Pascendi dominici gregis (8 septembre 1907), de Pie X, qui y voit la " synthèse de toutes les hérésies " et le condamne sans appel. Quel que soit le champ qu'ils investissent, les modernistes poursuivent le même but : combler le retard pris par l'Église, notamment dans le domaine biblique et doctrinal, en acceptant les exigences des sciences profanes.

Télécharger l'intégralité de l'article




Harvey Hill

Louis-Pierre Sardella

C.J.T. Talar
BY THOSE WHO KNEW THEM - PAR CEUX QUI LES ONT CONNUS
de Harvey Hill, Louis-Pierre Sardella et C.J.T. Talar

Catholic University of America Press, Washington, D.C. 2008

"Par ceux qui les ont connus" éclaire les vies de quelques personnages clefs du mouvement moderniste - (le mouvement pour le renouvellement structurel et intellectuel du catholicisme du début du siècle). La réalité historique du mouvement est complexe. D'un coté ses membres ont cherché à ramener les pensées et la vie de l'Eglise dans une relation plus positive avec le monde moderne, de l'autre coté, les acteurs de ce mouvement n'avaient pas toujours les ressources nécessaires pour mener à bien le projet et certains penseurs prenaient des positions corrosives pour la foi transcendantale. Le portrait du modernisme dressé dans Pascendi 1907 de Pie X a à la fois identifié les vrais problèmes et suggéré une organisation et cohérence que le mouvement ne possédait pas encore.

Dans ce volume impressionnant de recherches, les auteurs se concentrent sur les modernistes français. Joseph Turmel et Marcel Hébert à gauche, accordent une pleine autorité à l'histoire critique et ont insisté sur le discrédit de la théologie catholique. Les modernistes à droite tel Pierre Batiffol ont cru dans la possibilité de réconcilier histoire et théologie orthodoxe sans la reformulation radicale des enseignements. Alfred Loisy et l'archevêque Mignot au centre, croyaient qu'une reformulation radicale était nécessaire.

Ce livre explore au-delà de ces sujets et englobe leurs auteurs et commentateurs, notamment Félix Sartiaux, Albert Houtin, Jean Rivière, Henri Bremond, et Louis Lacger. La plupart de ces biographes étaient eux-mêmes des participants actifs du mouvement moderniste et étaient reliés entre eux par des liens très intéressants. Les auteurs débattent de la configuration des vies des acteurs prééminents du mouvement moderniste et éclairent aussi la perception du modernisme même par ceux qui étaient concernés.

Harvey Hill est professeur associé au département de Théologie et Philosophie au collège de Berry et auteur de "Les politiques du modernisme" et "Alfred Loisy et l'étude scientifique de la religion"
Louis-Pierre Sardella est Inspecteur de l'Education Nationale et auteur de " Mgr Eudoxe Irénée Mignot (1842- 1918)
C.J.T Talar est professeur de Théologie systématique à l'Université de St Thomas School of Theology à St Mary's Seminary et auteur de "(Re) reading, reception, rhétoric : une approche du modernisme catholique"

Traduction de cette présentation par Paula Mouton
Télécharger l'article en anglais




Jésus sans Jésus
,
Seuil, 2008/L'Apocalypse,
coffret de 4 DVD,
Arte vidéo/ de Gérard Mordillat
et Jérôme Prieur

 

 

 

 

 

Cet ouvrage et ces DVD n'ont pas pour objet l'étude d'un écrit d'Alfred Loisy mais leurs auteurs qui se sont lancés dans l'étude du début du christianisme depuis quinze ans l'ont fait portés par cette phrase de l'auteur de " L'évangile et l'Eglise " " Jésus annonçait le royaume et c'est l'Eglise qui est venue " (L'Evangile et l'Eglise. 1ère éd. : Paris, Picard, 1902, in-12°, XXXIV-235 p.) (Réimpression en 2001, le titre de l'ouvrage : Mordillat Gérard et Prieur Jérôme, Alfred Loisy, Paris, Noesis.)

Voici ce qu'ils disent de leur travail dans un entretien accordé au journal Libération, Samedi 6, Dimanche 7 Décembre 2008 :

" Quand on a terminé Corpus Christi en 1997, on pensait avoir fini, heureux. Nous avons reçu une lettre d'un grand chercheur allemand qui louait notre travail et finissait par une remarque provocatrice : " Il serait temps pour vous de passer aux choses sérieuses : à Paul "
Nous avons fait l'Origine du christianisme. Nous étions arrivés au bout, mais il manquait deux heures ; nous avons continué de lire, de rencontrer des chercheurs et nous nous sommes dit qu'il fallait aller au bout. De quoi ? D'une phrase qu'on avait mise en exergue de nos travaux sans en mesurer la portée : " Jésus annonçait le Royaume et c'est l'Eglise qui est venue ", d'Alfred Loisy. Nous avons donc fait tout le programme : Corpus Christi c'est Jésus, le Jésus historique, l'Origine du christianisme, c'est la séparation d'avec le judaïsme, et l'église qui est venue c'est l'Apocalypse. Au début, la phrase de Loisy était comme une énigme du Sphinx, elle nous a emmenés quinze ans plus tard "

Cette fois, (dans Jésus sans Jésus et l'Apocalypse) ils se proposent de raconter comment et pourquoi, entre la fin du Ier siècle de notre ère et le début du Ve, s'est produit un événement considérable pour l'Occident, la naissance d'une religion : le christianisme. Quels ont été les étapes et les tournants décisifs de cette histoire ? Comment le messianisme d'un courant marginal du judaïsme, entièrement tourné vers l'attente de la fin des temps, a-t-il abouti à une nouvelle religion, et même à la religion officielle de l'Empire romain, malgré l'obstacle du paganisme, les conflits internes au mouvement chrétien, les mesures de persécution ? La conversion de l'État au christianisme était-elle vraiment inéluctable ? Parallèlement à ce nouveau livre, Arte a diffusé en décembre 2008, en France et en Allemagne, la nouvelle série que Gérard Mordillat et Jérôme Prieur ont réalisée avec une cinquantaine de chercheurs du monde entier, L'Apocalypse.
Points de vue (tirés du journal La Croix, mardi 2 décembre 2008):

Daniel Marguerat. Pasteur et théologien, professeur à l'université de Lausanne (Suisse)
" Leur travail d'information est donc extrêmement précieux et je tiens à en souligner la précision, la qualité documentaire et l'intelligence. L'exigence dont ils font preuve dément d'ailleurs les généralités qui ont cours sur le désintérêt du public pour ce type de travail……Toutefois, le spectateur doit savoir qu'ils défendent une lecture des événements : cette thèse consiste à dire que le christianisme, à l'origine mouvement juif marginal et opprimé, s'est tragiquement mué en mouvement intolérant et persécuteur par son alliance avec le pouvoir politique ; il se serait alors dénaturé. "
Pierre Maraval. Professeur émérite d'histoire ancienne et d'histoire des religions à l'université de Paris IV- Sorbonne
" L'information fournie est de bonne -souvent d'excellente qualité- Il est possible, probable, qu'elle surprendra des croyants peu informés ou qui pensent que tout a été fixé dés le début…. Une question n'est malheureusement pas traitée dans cette série, celle de la fécondité du message: presque rien sur la vie interne des communautés (il n'y a que des disputes), rien sur le monachisme, qui pourtant témoigne de la forte contestation, de la part de simples chrétiens, d'une certaine installation de l'Eglise "impériale" "


Chaubet, François (dir.). Catholicisme et monde moderne aux XIXe et XXe siècles: autour du "Modernisme". Dijon: Éd. universitaires de Dijon, 2008. 124p. (Collection Écritures)


Si l'on perçoit d'ordinaire le XIXe siècle comme un siècle en voie de sécularisation, il reste aussi celui d'une recherche constante du Sens. Bien qu'épris des méthodes critiques de la science, sa coloration morale n'en demeure pas moins profondément religieuse. S'expliquent ainsi la complexité et l'intensité des débats entre la Modernité intellectuelle, qui promeut les droits de la libre critique, tout en aspirant parfois (Renan, Michelet) à préserver un élan spirituel, et un catholicisme français qui tente de s'adapter au nouveau cours du temps. Au tournant des années 1900, la querelle du Modernisme, inspirée par la critique de l'abbé Loisy, marqua finalement l'échec de ce projet et la rupture entre l'Eglise et les praticiens de la libre recherche intellectuelle.
Cependant, au-delà du Modernisme, ce livre explore les ambiguïtés entre le monde moderne et le catholicisme, révélant ainsi des phénomènes d'hybridation intellectuelle et morale. A travers notamment des portraits (Péguy, l'abbé Bremond), des courants artistiques comme l'Art sacré autour de Maurice Denis ou des tendances politico-intellectuelles telle l'historiographie catholique, cet ouvrage nous montre non pas un "stupide XIXe siècle" (Léon Daudet), mais un grand moment de recherche intellectuelle et spirituelle.

Ont participé à cet ouvrage : Paul AIRIAU, François CHAUBET, Claire DAUDIN, Dominique IOGNA-PRAT, Hilaire MULTON, Émile POULAT, Alain RAUWEL, Daniel RUSSO, Louis-Pierre SARDELLA, Christian SORREL, François TRÉMOLIERES.



















Arnold Claus, Losito Giacomo (ed.) La censure d'Alfred Loisy (1903). Les documents des Congrégations de l'Index et du Saint Office. Rome : Libreria Editrice Vaticana, 2009. 451p. (Collection : Fontes Archivi Sancti Officii Romani 4)

Claus Arnold, professeur d'Histoire de l'Eglise à la Faculté de Théologie catholique de la "J. W. Goethe" Universität de Francfort sur Main
De l'ouverture des Archives Secrètes du Vatican à l'édition de "La censure d'Alfred Loisy" : histoire de cette édition par Giacomo Losito.

Tout comme depuis 1881, par une décision du pape Léon XIII, les Archives Secrètes du Vatican sont ouvertes aux historiens, en 1998, suite aux demandes insistées des historiens (parmi lesquels Carlo Ginzburg), le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le cardinal Joseph Ratzinger, décida d'ouvrir officiellement aux chercheurs les anciennes archives de la Congrégation de l'Index et du Saint Office. Depuis lors, les fonds ont été progressivement mis à la disposition des chercheurs; des historiens de toutes nationalités ont pu conduire des recherches sur les documents de deux institutions fondamentales pour l'histoire de la culture et des mœurs du monde moderne et contemporain. Parmi eux, Claus Arnold, venu de l'école de Hubert Wolf de l'Université de Münster, a pu donner des contributions à la recherche sur la Contre-réforme catholique, mais aussi sur le modernisme et l'affaire Loisy, dont témoignent déjà plusieurs de ses articles parus dans des livres et revues allemands, français et italiens. C'est juste Claus Arnold, devenu professeur d'Histoire de l'Eglise à la Faculté de Théologie catholique de la "J. W. Goethe" Universität de Francfort sur Main, qui s'engagea à l'édition du grand corpus de documents relatifs à la mise à l'Index des œuvres d'Alfred Loisy en 1903 et à la préparation du décret Lamentabili (1907). Le dessein du prof. Arnold a pu avoir lieu grâce à la disponibilité des responsables des archives et à un financement offert par la "Deutsche Forschungsgemeinschaft" à son projet sur "Antimodernismus und Römisches Lehramt".
De mon côté, ayant déjà travaillé aux archives de l'Index pour la préparation de ma thèse de 2001 sur la censure de deux ouvrages de Lucien Laberthonnière en 1906, après avoir fait la connaissance du prof. Arnold à un colloque à l'Université de Versailles en 2005, grâce à une indication de François Laplanche, j'ai pu me proposer en 2006 comme collaborateur du Prof. Arnold dans le cadre de son projet d'édition des documents des congrégations romaines.


Prelude to the MODERNIST CRISIS The " Firmin " Articles of Alfred Loisy
Translated by Christine E. Thirlway
Edited, with an Introduction, by C.J.T. TALAR
Oxford University Press

Alfred Firmin (1857-1940) was a French theologian, biblical scholar, and Roman Catholic priest. Between 1898 and 1900, he published six articles under the pseudonym "A. Firmin" in the Revue du clergé français that represent an attempt to develop a critical, historical apologetic for Catholicism. Loisy's advocacy of a more liberal approach to the interpretation of Christian history and doctrine created heated conflict with the Catholic Church, resulting in his removal from his position as professor at the Catholic Institute in Paris, the denoucement of his writings by the Vatican, and his eventual excommunication from the Church.
This volume comprises new translations of the five theoretical articles from the Revue du clergé français. The form an introduction to Loisy's thought and to the more historical concerns of his later writings. The articles are accompagned by an introduction by the editor and by a response by Loisy's contemporary and frequent critic Charles Maignen, translated by Christine E. Thirlway. The writings included in this book are essential not only for the study of Catholic theology but also for critical understanding of the liberal reforms of the turn of the the turn of the twentieh century
C.J.T Talar is Professor of Systematic Theology at the Graduate School of Theology at the University of Saint Thomas, Houston, Texas. He served as co-convener of the Roman Catholic Modernism Seminar of the American Academy of Religion (1995-1999) and has published extensively on modernism and on nineteenth-century Catholicism



















Alfred Loisy
La crise de la foi dans le temps présent

Texte inédit publié par François Laplanche (1928-2009)
Suivi des études de Rosanna Ciapa, François Laplanche et Christoph Theobald
Avant propos de Claude Langlois

Brépols, Publication de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes- Sciences religieuses
La crise de la foi dans le temps présent : étrange manuscrit, sitôt écrit, sitôt mis de côté par son auteur, Alfred Loisy, qui l’utilise pourtant rapidement afin d'y puiser la matière des chapitres centraux de L’Évangile et l’Église (1902), par quoi commence véritablement la crise moderniste. Manuscrit qu’il envisage, après l’orage, tout à la fois d’éditer et de détruire, et qu’il lègue avec ses papiers à la Bibliothèque nationale de France… et à la postérité.
Un grand siècle plus tard, le temps est enfin venu de le lire dans son intégralité. Document impressionnant par sa dimension (il occupe presque les deux tiers de cet ouvrage) et par l’ampleur de ses vues (il embrasse une histoire croyante qu’il fait commencer avec l’Ancien Testament et qu’il amène jusqu’à l’actualité la plus brûlante), cet essai fut écrit en deux temps : une esquisse, au second semestre 1897, puis un texte définitif, rédigé sur une année pleine à partir de juillet 1898. Il porte un double titre, La crise de la foi dans le temps présent. Essais d’histoire et de philosophie religieuses, parce qu’il vise un double but, selon Loisy, commentateur de lui-même : faire « l’apologie du christianisme catholique » et proposer une « réforme du régime intellectuel dans le catholicisme romain ».
Alfred Loisy, né en 1857, a 40 ans en 1897. Écarté de l’Institut catholique en 1893 pour avoir voulu faire sérieusement le dangereux métier d’exégète, il exerce à Neuilly la fonction d’aumônier d’un pensionnat pour jeunes filles, où il prend à coeur sa modeste tâche tout en continuant ses publications savantes et en nouant des amitiés fécondes. Le premier exégète catholique de grand renom, depuis Richard Simon, écrit ici les réflexions d’un prêtre qui tente de déployer l’histoire du Salut en des termes qu’il veut à la fois exacts (rigueur exégétique) et actuels (relecture des dogmes).
L’entreprise collective qui a permis cette édition a vu le jour à l’initiative de François Laplanche, qui présente le texte de Loisy et en assure l’édition, et qui rappelle le contexte intellectuel et surtout exégétique des décennies précédentes. Deux autres spécialistes du Modernisme se sont mis, avec lui, au service de ce grand texte. Rosanna Ciappa scrute le temps d’une écriture d’immédiat réemploi et met en évidence la radicalisation des perspectives exégétiques de Loisy. Christoph Theobald restitue sa visée apologétique dans un xixe siècle fécond, de l’école de Tübingen à Newman, et dans un xxe siècle ponctué par le Concile de Vatican II. Claude Langlois esquisse, dans son avant-propos, les enjeux de la fin d’un siècle dont Loisy voulait aussi, à sa manière, être le contemporain.

Revue de Théologie et de Philosophie
Vol.142 / 2010_II
Alfred Loisy, au collège de France

Les coordonnées de la Revue de théologie et de philosophie qui n'est pas diffusée en librairies sont les suivantes :
Revue de théologie et de philosophie 7, chemin des Cèdres CH-1004 LAUSANNE www.rthph.ch
Prix au numéro : 17 €
Virement postal ou mandat de poste international
IBAN CH8109000000100119014

Thomas Römer ouvrant le colloque
le vendredi 2 octobre 2009
PIERRE-EUGENE LEROY, Loisy et le Collège de France. Les conditions de l'élection, les circonstances de la leçon d'ouverture, RThPh 2010, p. 105-122.
FREDERIC AMSLER, Alfred Loisy et Maurice Goguel en chassé-croisé, RThPh 2010, p. 123-134.
GHISLAIN WATERLOT, Bergson et Loisy face à la mystique: deux inconciliables, RThPh 2010, P. 135-160.
CHARLES J. T. TALAR, Une passion partagée pour la vérité: Joseph Turmel et Alfred Loisy, RThPh 2010, p. 161-174.

PIERRE-EUGENE LEROY, Loisy and the College de France. Conditions of his election and the circumstances of his opening lecture, RThPh 2010, p. 105-122.
FREDERIC AMSLER, Comings and goings between Alfred Loisy and Maurice Goguel, RThPh 2010, p. 123-134.
GHISLAIN WATERLOT, Bergson and Loisy: Irreconcilable on mysticism, RThPh 2010, p. 135-160.
CHARLES J. T. TALAR, A Shared Passion for Truth: Joseph Turmel and Alfred Loiy, RThPh 2010, p. 161-174.

Lamentabili sane exitu 1907
Les documents préparatoires du Saint office
545 pages
Claus Arnold - Giacomo Losito
Editeurs : Libreria Editrice Vaticana, Roma 2011
"Par la présente édition nous nous proposons de faire la lumière sur la discussion interne à la Congrégation du Saint Office antérieure à la publication du décret Lamentabili sane exitu en 1907. Dans ce but nous présentons une édition des documents fondamentaux de ce long processus de discussion et de décision qui se prolongea pendant les années 1903-1907. D'autres documents essentiels venant des Archives de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, des Archives Secrètes Vaticanes et de diverses archives françaises seront exploités dans les deux introductions."

Extrait de la Préface rédigée le 15 septembre 2010 par Claus Arnold et Giacomo Losito.

L'étude des documents de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est précédée de deux introductions : l'une de Claus Arnold "Lamentabili sane exitu (1907) Le magistère de l'exégèse d'Alfred Loisy", l'autre de Giacomo Losito "Le decret Lamentabili, un document français. Pie de Langogne entre antimodernistes intransigeants, modérés et novateurs"

En ouverture de l'ouvrage, un texte inédit d'Emile Poulat "Pour un cadrage historique des études modernistes".

The Christian Mystery. The relation between Early Christianity and the Pagan Mystery Cults in the thought of Alfred Loisy and Franz Cumont in the context of the Modernist Crisis.” Doctoral dissertation Annelies Lannoy; supervisor Prof. Dr. Danny Praet. Ghent University (defense: 2012-04-27).

Franz-Valéry-Marie Cumont, né à Alost le 3 janvier 1868 et mort à Bruxelles le 25 août 1947

Vous pouvez correspondre avec Annelies Lannoy pour avoir de plus amples explications sur sa thèse qui n'est pas encore dans le commerce.
annelies.lannoy@ugent.be

Martyr to the Truth - The Autobiography of Joseph Turmel
Translated by C.J.T. Talar and Elisabeth Emery
Edited by C.J.T. Talar

Like a number of those who became involved in what would eventually be condemned as "Modernism" Joseph Turmel initially undertook serious study of the bible and of Catholic tradition with the intention of defending the Church and refuting rationalist positions. The further he delved into the latter, however, the less persuasive he found the traditional theology he had received in seminary. By 1886 he had lost his faith, but for a variety of reasons that he sets out in his two-volume autobiography, he decided to remain in the Church, living an outwardly correct clerical life but intentionally subverting Catholic doctrine from within through his publications.

His autobiography is less a summary of his positions than it a moral justification of his line of conduct, as he was not exposed as the author of a plethora of pseudonymous publications until 1929, and formally excommunicated in 1930.

Turmel wrote for Loisy's Revue d'histoire et de litterature religieuses and the autobiography contains his perceptions of Loisy's relation to Modernism.

The Rise of Historical Consciousness among the Christian Churches
Studies in Religion and the Social Order
Edited by Kenneth L. Parker and Erick H. Moser
Religious Modernism in the Low Countries
Leo Kenis - Ernestine Van Der Wall
The Modernist as Philosopher - Selected Writings of Marcel Hébert
Edited by C.J.T. Talar

Ce numéro de Mythos rassemble les textes de six communications en français et deux en anglais présentées lors du séminaire de recherche en histoire du christianisme contemporain intitulé " Alfred Loisy dans l'histoire de l'exégèse biblique et des sciences des religions ", qui s'est tenu les 16 et 17 juin 2011 à l'Université de Lausanne.

Mis sur pied par les professeurs Francesca Prescendi de l'Université de Genève et Frédéric Amsler de l'Université de Lausanne, sous les auspices de la Société internationale d'études sur Alfred Loisy (SIEAL), ce séminaire de recherche s'était fixé comme objectifs d'évaluer la place d'Alfred Loisy dans l'histoire des sciences des religions d'une part et dans l'histoire de l'exégèse biblique (Ancien Testament, Nouveau Testament et origines du christianisme) d'autre part, tout en examinant, quand le sujet s'y prêtait, l'évolution de l'articulation entre théologie et sciences des religions dans l'œuvre de Loisy postérieure à 1909.

La principale conclusion à laquelle est parvenue ce séminaire de recherche est qu'Alfred Loisy mérite mieux que l'oubli et que son nom a toute sa place dans l'histoire des disciplines qu'il a servies, les sciences bibliques et les sciences des religions.

Titre: Dio s-oggetto della storia Loisy, Blondel, Laberthonnière.
Auteur: Giacomo Losito
Editeur: Loffredo (Naples)
Collection: Philosophica
Date de Publication: Janvier 2014
ISBN: 8875646694

Une contribution pour penser à nouveaux frais:

la question de l'historicité du christianisme et des origines chrétiennes,
les rapports entre les sciences religieuses et la théologie,
la continuité et les ruptures dans l'histoire du christianisme,

à partir de la reconstruction du débat qui fut au cœur de la crise moderniste, entre trois de ses acteurs majeurs.

Retour en haut    

Copyright © 2017
Pour toute question ou problème concernant ce site Web, envoyez un email à [Emmanuel Silvy].
Dernière modification : 06.01.2017